C’est une rencontre dont ils se souviendront. À l’initiative du Père Yacoub Rafidi (Directeur des écoles du Patriarcat latin de Jérusalem et représentant des écoles chrétiennes Terre Sainte des autorités israéliennes et palestiniennes) et grâce à l’organisation de la professeure Elise Brown et de sa directrice Raphaëlle Hannezo, de jeunes palestiniens se sont rendus quelques jours au lycée polyvalent Sacré-Cœur de Nantes, accompagnés par leur directeur Suheil et leur professeur de français Labiba Abu Jries. Dans un podcast réalisé par Pop Media, les élèves du lycée nantais reviennent sur cette expérience humaine qui leur a permis de découvrir une autre réalité, mais aussi de se rapprocher autour de valeurs communes.
Une rencontre qui dépasse les frontières.
Pour les élèves français, accueillir leurs camarades de l’école latine de Beit Jala, près de Bethléem, représentait bien plus qu’une simple visite. Certains décrivent cette expérience comme un rêve, tandis que d’autres y voient l’occasion de donner un sens concret aux cours qu’ils suivent sur la Palestine. La découverte culturelle prend alors une dimension particulière : derrière les événements étudiés en classe, il y a des jeunes, des histoires, des parcours. Une prise de conscience qui témoigne de l’importance de l’éducation et du dialogue dans la construction d’une jeunesse ouverte sur le monde.
Le témoignage d’un lycéen nantais retient l’attention : « J’ai connu la guerre, je sais ce qu’ils vivent au fond d’eux. » Ces mots, prononcés par une élève ayant lui-même connu la guerre, illustrent la force de l’empathie. Par son propre vécu, il semble pouvoir comprendre une partie des émotions de ses pairs palestiniens.
Des rêves qui résistent malgré la guerre.
Dans la seconde partie du podcast, les élèves français interrogent leurs invités sur leur quotidien : comment se déroule une journée type en Palestine ? Comment ont-ils vécu leur arrivée en France ? Quels métiers exercent leurs parents ? Des questions simples, mais essentielles pour apprendre à connaître l’autre au-delà de son histoire et de son pays.
C’est toutefois une question sur l’avenir et les études qui marque particulièrement les esprits. Une jeune Palestinienne confie son souhait de devenir chanteuse. Derrière ce rêve se trouve une jeune fille qui, comme tant d’autres, souhaite construire son avenir, développer ses talents et réaliser ses ambitions. Son témoignage rappelle que les enfants palestiniens ne peuvent être réduits aux conflits qu’ils traversent. Ils ont des passions, des projets et des envies qui méritent, eux aussi, d’être entendus.
Un message tourné vers l’avenir.
À la fin du podcast, les élèves expriment leur souhait de renouveler cette expérience et de pouvoir se revoir. Au-delà de cette visite, ils semblent avoir créé un lien qu’ils souhaitent faire durer. Une volonté qui donne tout son sens à cette initiative : permettre à des jeunes de se rencontrer, de s’écouter et de comprendre leurs réalités respectives.
Un dernier témoignage vient conclure cet échange avec force. Un élève affirme avec assurance : « Non à la guerre. » Une déclaration simple, mais qui résonne bien au-delà des murs de l’établissement. Elle traduit le désir d’une jeunesse qui aspire à vivre dans un monde où la paix, la sécurité et la fraternité ne seraient pas des privilèges.
Et si l’avenir commençait précisément ici, dans ces rencontres entre enfants qui apprennent à se connaître, à rêver ensemble et à croire qu’un monde plus pacifique est encore possible ?








