Nadia Al Bakri, professeur de français au collège des Sœurs du Rosaire à Jérusalem, propose aux élèves de grade 9e (3e en France) d’utiliser le moyen qu’elles souhaitent pour clôturer quelques séances sur la ville et la campagne. Les collégiennes sont invitées à dessiner, rédiger un texte, analyser une œuvre d’art, se lancer dans des collages, produire une saynète ou des jeux de rôles devant leurs camarades de classe, ou encore… écrire des poèmes.
Merel aime la poésie. Elle connait bien entendu Mahmoud Darwich, figure de proue de la poésie palestinienne, mais se passionne pour des auteurs français, du passé ou contemporains. Répondant à la proposition de Nadia Al Bakri, elle se lance. Les lignes dansent, la prose s’envole, en voici un extrait :
Je m’étais enfui, cher lecteur,
Loin, très loin,
Si loin que je ne sais même plus où je suis
Et je ne pense pas que je veux savoir,
Je veux être enchanté ici,
Je ne veux pas que cette bulle éclate,
Ou je devrais affronter la vérité
