C’est l’histoire de 291 cartes de vœux. Et des 291 élèves de l’école La Croix (Paris) qui les ont rédigées, illustrées, et adressées à leurs correspondantes de Bethléem, élèves dans cette école de filles dirigées par les Sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition, une congrégation enseignante fondée dans le Tarn en 1832 et bien présente au Proche-Orient.
L’origine de cette histoire ? Mme Blanchet, la directrice de cette école parisienne qui, depuis près de 15 ans, s’investit au sein du Réseau Barnabé de l’Enseignement catholique. En décembre 2025, Mme Blanchet invite l’équipe du réseau à présenter à ses élèves, de la Petite section de maternelle au CM2, la vie des élèves des écoles chrétiennes en Terre Sainte. Leur quotidien, l’organisation de leur vie en classe, leurs espoirs aussi.
Une fois les cartes soigneusement préparées sous l’œil attentif des maîtresses, puis mises sous enveloppe, comment les faire parvenir à Bethléem, où actuellement les services postaux font défaut ? Voici que Samia Lama, coordinatrice de l’enseignement de la langue française dans l’école des Sœurs de Saint-Joseph entre en scène. Elle passe à Paris, quelque jours plus tard, pour une semaine de stage à La Rochefoucauld, un établissement lassalien en lien étroit avec le Réseau Barnabé. Un repas réunit les amies, Marie et sa collègue Sophie Monnin, directrice de l’école Charles de Foucauld avec laquelle Marie est plusieurs fois parie travailler dans les écoles en Terre Sainte, ainsi que Samia et Tina Hazboun, les deux Bethléemites stagiaires qui acceptent de rapporter ces nombreuses cartes dans leurs valises, à leur retour.
20 janvier 2026 : l’école a repris à Bethléem, après de longues plages de vacances englobant les célébrations de Noël, puis les fêtes du nouvel an occidental et musulman, et de l’Epiphanie catholique puis orthodoxe. Samia passe dans chaque classe de grade 2, 3 , 4 et 5 (du CE1 au CM2 en France) de cette école dont l’enseignement de la langue française est un fer de lance, ses élèves reçoivent alors les 291 cartes globe-trotters, signes d’amitié bien sûr, mais aussi d’intérêt de désir d’établir des ponts entre les élèves français et palestiniennes.






