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POURQUOI L’APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS EST-IL SI IMPORTANT
DANS UNE RÉGION OU LA FRANCOPHONIE EST AUJOURD’HUI SINGULIÈREMENT RÉDUITE ?

« Quand on est proche que l’on se comprend bien, on n’a pas besoin
de se le dire.
Mais plus on est éloigné, culturellement ou par des circonstances socio-politiques, plus la langue a de l’importance pour s’entendre. »
L’APPRENTISSAGE DE LA LANGUE FRANÇAISE OFFRE UNE OCCASION UNIQUE
DE TRAVAILLER À EXPRIMER SA PENSÉE AU PLUS JUSTE
Selon le professeur Alain Bentolila, spécialiste de l’apprentissage du langage chez l’enfant consulté par le Réseau Barnabé, l’apprentissage de la langue française offre une occasion unique de travailler à exprimer sa pensée au plus juste, pas seulement au niveau d’une communication utilitaire mais avec la volonté d’être entendu véritablement. Quand on est proche que l’on se comprend bien, on n’a pas besoin de se le dire. Mais plus on est éloigné, culturellement ou par des circonstances socio-politiques, plus la langue a de l’importance pour s’entendre. Les jeunes élèves avec lesquels nous échangeons parlent arabe, hébreu, anglais… Mais ils aiment apprendre le français pour la culture qu’il véhicule, la richesse de ce qu’il permet de dire.
 
 
Guillaume et Clémence avec le père RaëdVoilà sept mois que Clémence et Guillaume sont partis avec la Délégation catholique pour la coopération vivre à Taybeh, village palestinien situé à 30 km de Jérusalem dans les territoires occupés de Cisjordanie. Profondément touchés par l’accueil qu’ils ont reçu, ils commencent à trouver leurs marques dans ce nouvel environnement. Clémence enseigne le français de la 6e à la 1e, exactement 100 élèves ! Lire la suite du témoignage...

Délégation catholique pour la coopérationContactez-nous pour partir vous aussi en coopération comme professeur de français sous statut de volontaire international DCC.
Plusieurs écoles attendent des professeurs pour y soutenir l'apprentissage du français.
 
 
 

COMMENT l'APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS RETENTIT SUR L'ENFANT


Formation au Centre culturel français à Ramallah le 6 avril 2009A Ramallah puis à Bethléem les 6 et 9 avril 2009, des professeurs de français ont bénéficié dans le cadre du Réseau Barnabé d'une formation sur le développement du langage (oral et écrit) chez les jeunes enfants, les points d’attention à mettre en œuvre pour un apprentissage solide et réussi et les retentissements sur l’apprentissage du français. La formation s'appuyait sur des albums de littérature de jeunesse français fournis par le Réseau, en particulier la collection Chut de l'École des Loisirs : http://chut.ecoledesloisirs.com

Thème de l’intervention : Connaissances sur le développement du langage (oral et écrit) chez les jeunes enfants – Points d’attention à mettre en œuvre pour un apprentissage solide et réussi, et retentissements sur l’apprentissage du français langue étrangère.

 

 
Source : Services français de coopération
OÙ APPREND-ON LE FRANÇAIS
DANS LES ÉCOLES CHRÉTIENNES ?

 
  • A Jérusalem et dans les Territoires palestiniens, 19 écoles chrétiennes enseignent le français comme langue étrangère à plus de 9500 élèves de 6 à 17 ans. Un département français est exite aussi à l'université catholique lasalienne de Bethléem.
  • A Tel Aviv, le collège des Frères de Jaffa est homologué établissement à programme français : l'enseignement y est donné en français (langue seconde), et mène au baccalauréat français.
 
 

DES PROFESSEURS DE FRANÇAIS ACCUEILLIS

EN IMMERSION ET EN FORMATION EN FRANCE

Première réunion avec les stagiaires à Paris le 15 juinComme l'an dernier, du 14 juin au 4 juillet 2009, le Réseau Barnabé accueille des professeurs de français de Terre Sainte lors d'un Programme d'été pour approfondir leur connaissance de la langue française, acquérir de nouvelles méthodes pédagogiques et s’imprégner de culture française. Ce programme est construit en partenariat avec le Consulat général de France à Jérusalem, l'ISP et Afarec pour la fomation. Un tiers des trois semaines s'effectue en établissement scolaire, sous forme d'observation pédagogique et de tutorat. L'accueil dans des familles de parents d'élèves complète cette immersion.
 
 
 

« Nous repartons avec une foule d’idées ! »

 
Réunies à la fin de leur stageArrivées au terme de leur formation et de leur observation dans des établissements, les enseignantes font le point et racontent aussi ce qu’elles vivent au quotidien.
 
 

Rencontre avec Fatima, enseignante à Bethléem

 
Fatima, musulmane de Bethléem, et Sarika, chrétienne de Jérusalem, à la fin de leur stage.Comment avez-vous entendu parler du Réseau Barnabé et qu’est-ce qui a motivé votre candidature ?
Le Service de Coopération et d'Action culturelle (SCAC) au consulat général de France m’a invité à y participer afin d’enrichir mes compétences pédagogiques et transmettre ces connaissances à mes collègues aux écoles publiques qui enseignent le FLE (français langue étrangère) autour de Bethléem. Par ailleurs, l’idée d’observer d’autres manières d’enseigner me plaisait beaucoup car on peut évaluer son propre style en observant celui des autres.
Que vous ont apporté les trois semaines de formation ? Correspondent-elles à vos attentes ?
Ces trois semaines m’ont beaucoup apportées au niveau personnel ainsi que professionnel. J’ai appris beaucoup de choses sur la culture française et j’ai été impressionnée de constater comment on apprend les élèves à être plus autonomes et comment les élèves font leurs exposés devant leurs camarades sans peur ou timidité.
 
Savez-vous comment vous allez pouvoir en faire bénéficier vos élèves, partager votre expérience avec vos collègues de travail ?
Certainement ! D’abord il me faut organiser toutes ces connaissances et les classer par besoin et savoir comment les adapter selon le niveau ciblé. D’autre part, le bureau du SCAC m’a demandé d’organiser une formation à la rentrée pour transmettre à mes collègues, dans le cadre des formations continues organisées par le SCAC, ce que l’on a appris à Paris.
 
C’est votre premier voyage en France, comment avez-vous vécu votre immersion dans la culture française ?
C'est une culture très riche, surtout la gastronomie française ! J ai apprécié leur politesse et leur style de vie très organisé et pratique, mais un peu stressé, surtout à Paris...
 
Musulmane, vous enseignez le français dans une école près de Bethléem. Que vous apporte cette diversité ?
C'est une diversité riche de connaissances et de tolérance à la fois. Je suis tellement fière d’être entourée d’amis et collègues chrétiens et musulmans, ces gens m’ont appris que l’humanité dépasse la religion, la couleur et la race.