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14 juillet : Contrastes !

publié le 16 juil. 2013 à 20:48 par Réseau Barnabé
Ce dimanche marquait une rupture dans le rythme du camp puisque nous n’avions pas les enfants. Pour autant, ce fut une journée riche en moments forts et pleine de contrastes entre la pompe religieuse et civile d’une part et la simplicité de l’accueil des Palestiniens. Jour du Seigneur oblige, nous avons commencé par assister à la messe dans l’église de l’école, qui est l’église de la paroisse catholique grecque melkite de Ramallah. La liturgie byzantine de saint Jean Chrysostome insiste davantage sur la divinité du Christ et la grandeur de Dieu que ne le fait le rite romain. La langue arabe ajoute au dépaysement : entendre invoquer « Allah » dans une église est assez déroutant… Pour le déjeuner, plusieurs paroissiens nous ont accueillis avec beaucoup de générosité. Pour ma part, j’ai été particulièrement touchée par la simplicité avec laquelle notre hôtesse (dont le mari n’est rentré qu’en milieu d’après-midi, car son employeur est musulman, donc il travaille le dimanche) a bien voulu répondre à nos questions. Nous l’avons interrogée sur sa vie à Ramallah, sa famille, son regard sur la situation. On sent la difficulté de la vie des Palestiniens, des chrétiens en particulier, mais l’espoir demeure et son mari, impliqué dans la vie de la municipalité, a tenu à nous montrer la vitalité culturelle de Ramallah. Enfin nous étions officiellement invités à la garden-party du Consulat général de France à Jérusalem, pour la fête nationale. Ce premier contact avec la ville moderne a fait ressortir le contraste avec les zones occupées. A quelques minutes d’intervalle, et à quelques kilomètres de distance, nous avons côtoyé un camp de réfugiés palestiniens qui vivotent de vente à la sauvette au check-point, et Yemin Moshe, l’un des quartiers les plus chics de Jérusalem, avec de petites maisons s’étageant agréablement en face de la vieille ville. Ce pays n’a pas fini de nous surprendre ! (Marie-Hélène)
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