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Vendredi 27 juillet : Suivre Jésus

publié le 2 août 2012 à 01:08 par Réseau Barnabé   [ mis à jour le·4 août 2012 à 00:00 par JF CANTENEUR ]

Nous nous levons encore une fois tôt ce matin, pour voir le soleil se lever au-dessus du Mont des Oliviers avant de le gravir. Cette montagne à l'Est de Jérusalem nous dit notre espérance. Déjà le prophète Zacharie annonçait-il la venue du messie comme un soleil levant à l'Est, sur le Mont des Oliviers. Les cimetières sont nombreux sur le Mont, attendant cette venue. Jésus y enseigne et y pleure sur la ville. Selon la tradition juive depuis la destruction du Premier Temple (qui sera commémorée demain), celui qui ne sème pas dans les larmes ne récoltera pas dans la joie ; c’est en assumant la souffrance et en ne la rejetant pas que l’on prépare la joie. Ici, Jésus assume la Passion en préfigurant déjà la joie de la Résurrection. C'est avec cette joie au coeur que nous parcourons le Mont des Oliviers en méditant la Passion : comment ne pas être joyeux et serein devant ce spectacle magnifique du soleil levant qui réveille la vielle ville ? Dans l'après-midi, soeur Anne nous ouvre au sens du shabbat qui va commencer, ce jour où l'on s'abstient d'intervenir sur la Création pour célébrer son achèvement et sa perfection. Nous serons reçus ce soir dans des familles juives francophones qui nous ouvrent leur porte pour le repas d'entrée en shabbat. C'est un moment fort de notre voyage, une sorte d'achèvement. Nous y découvrons les rites domestiques, la vie de ces familles, leurs amis, leurs joies et leurs espoirs. Nous sommes si bien reçus et ce repas est si particulier que nous nous sentons comme des amis de la famille. Nous avons en tête les familles arabes qui nous ont reçus dimanche à Ramallah. Ces deux mondes ne se parlent pas et ne peuvent physiquement plus se rejoindre. Alors nous nous tenons au milieu, assumant d'être tiraillés entre deux amitiés, deux fidélités, ne voulant rien rejeter et nous préparant à la joie de la réconciliation de Jérusalem, demeure de Dieu parmi les hommes. (Jean-François)

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