Camps d'été‎ > ‎2012‎ > ‎

Vendredi 13 juillet : Deuxième Journée de camp

publié le 14 juil. 2012 à 00:20 par Réseau Barnabé   [ mis à jour le·3 août 2012 à 23:43 par JF CANTENEUR ]

Ce matin, après un réveil (très) matinal, nous sommes montés tout affamés prendre notre petit déjeuner. Une surprise nous attendait : nous nous sommes cognés contre une porte fermée. Une fois la clef trouvée, Jean-François (apparemment le plus affamé de tous) se précipite dans la cuisine du restaurant. Hélas, le frigo est vide. Nous partons donc vers l’école en prenant la montée raide de la rue principale de Ramallah, le ventre vide et les idées noires. Il restait à certains l’espoir minime de trouver un café ouvert. Malheureusement, le premier que nous croisons durant cette longue ascension est fermé. Il est 7h30, Ramallah dort encore. Nous poursuivons notre chemin pensant que nous allons prochainement mourir de faim, l’espoir ayant totalement disparu de nos cœurs. Soudain : un café ouvert et accueillant. Est-ce un mirage ? Mais non, c’est bien la réalité, nous sommes sauvés, nous arriverons 20 minutes plus tard à destination, rassasié d’un petit déjeuner tout à fait typique de la région : une viennoiserie et un café au lait !

Le programme « officiel » de la journée commence comme d’habitude par le rassemblement général. Après la prière et l’écoute de l’hymne national palestinien, les enfants partent au théâtre où les animateurs leur apprennent le couplet du jour, cette fois-ci les Jeux olympiques se déroulent à Strasbourg. Vient ensuite une scénette, racontant les origines strasbourgeoises de la Marseillaise... A partir d’aujourd’hui, nous commençons par les jeux et les activités physiques pour ensuite canaliser au mieux l’énergie débordante de tous ces enfants. On ne leur propose pas le jeu du « téléphone arabe » mais du « téléphone français », de même le jeu de la « bombe » devient celui de « l’œuf de cigogne » (subite inspiration alsacienne). Après une pause ressourçante, nous passons aux ateliers. Encore un changement : les activités proposées ne durent plus 1h15 mais 50 minutes, et sont ainsi au nombre de trois (au lieu de deux).

Durant ces temps qui nous sont donnés à vivre, nous oublions parfois que nous sommes en Palestine, jusqu’à ce que, parmi ces phrases assez banales où les enfants expriment leurs goûts (« J’aime les vacances, je n’aime pas l’école ») se glisse une phrase évoquant l’évangile de la veille et qui nous rappelle le thème et le but de notre voyage : « J’aime la paix, je n’aime pas la guerre ». (Ewelina et Anne)

Comments