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Passage au crible au check-point

publié le 18 juil. 2012 à 01:52 par Réseau Barnabé   [ mis à jour le·3 août 2012 à 23:46 par JF CANTENEUR ]

Retour sur notre passage de Ramallah à Jérusalem pour nous rendre à la cérémonie du 14 juillet samedi soir. Nous n'arrivons pas très en avance à la station des bus au centre de Ramallah et cherchons désespérément un bus pour Jérusalem. Nous voudrions pouvoir remplir un minibus avec notre seul groupe européen, de façon à traverser plus rapidement le contrôle au check-point sur la route de Jérusalem. Malheureusement, il n'y a qu'un grand bus de 55 places qui se prépare à partir et où des voyageurs arabes ont déjà pris place. Quant au chauffeur, le groupe réagit un peu en découvrant un barbu imposant, le regard aussi noir que sa longue barbe taillée au carré... Bref, tout ce qu'il faut pour passer le check-point sans encombre ! J'explique au chauffeur pourquoi nous allons à Jérusalem, que nous ne voudrions pas être en retard et surtout ne pas avoir à descendre du bus pour passer le check-point à pieds dans d'interminables files d'attentes. Il me répond avec un sourire amusé : « Asseyez-vous ensemble et nous verrons bien ! » Arrivés au contrôle, je vois notre chauffeur me faire signe au fond de bus dans son grand rétroviseur et me rassurer d'une façon qui me semble bien présomptueuse : « C'est bon ! Vous n’aurez pas à passer à pieds ». La plupart des voyageurs doivent pourtant descendre passer les contrôles. Ne restent dans le bus que notre petit groupe qui n'en mène pas large, aux derniers rangs, et les quelques arabes qui tendent une carte de résident de Jérusalem aux militaires israéliens montés à bord. C'est une jeune fille d'une vingtaine d'année qui est la supérieure et contrôle nos passeports, accompagnée d'un autre jeune militaire en armes. Le contrôle est rigoureux mais poli. Nous traversons rapidement le check-point. Je cherche à remercier notre chauffeur en le quittant, arrivés à Jérusalem. « Vous étiez le bon chauffeur, lui dis-je, grâce à vous, nous sommes passés rapidement ! » — « Non ! Ce n'est pas grâce à moi, c'est cette militaire israélienne ! Vous savez, à force de faire la route, nous les connaissons presque tous. Cette fille-là, c'est quelqu'un de bien ! » (Jean-François)

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