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Mercredi 25 juillet : Que je mette l’amour !

publié le 26 juil. 2012 à 08:33 par Réseau Barnabé   [ mis à jour le·3 août 2012 à 23:57 par JF CANTENEUR ]

Ce matin, certains parmi nous sont partis très tôt pour prier au Saint-Sépulcre avant l’arrivée des foules de pèlerins. Pourtant, déjà à 6h30 l’église était bien remplie dans certains endroits. Mais en descendant dans la crypte de sainte Hélène, nous avons trouvé un endroit désert et calme pour prier ensemble. Après la prière commune, je suis montée prier au pied de la croix. Je me suis agenouillée dans un coin. Autour de moi les messes se succédaient, les pèlerins passaient, s’arrêtaient, repartaient, se mettaient à prier. J’aurais du mal à croire qu’on puisse prier dans un endroit aussi agité. Cependant, ici tout est possible. Paradoxalement, je me sentais étrangement bien parmi tant de personnes venues, comme moi, de loin pour prier. Je me sentais proche d’eux. Nous avons retrouvé le reste du groupe au petit déjeuner à l’hôtel. Ensuite, nous sommes tous repartis visiter l’Esplanade de la Mosquée. Je trouvais que par rapport à l’année dernière les gardiens du lieu étaient beaucoup plus sévères quant à nos tenues. C’était probablement dû au ramadan.

Nous avions ensuite rendez-vous avec l’évêque grec-catholique melkite Joseph-Jules qui nous a accueillis à bras ouverts. Tout de suite, il nous a mis à l’aise en nous racontant de petites anecdotes de son enfance. Il nous a présenté aussi l’histoire de l’Église melkite. Nous avons visité avec lui la l’église où nous étions autorisés à entrer derrière l’iconostase. La rencontre s’est terminée par un joyeux déjeuner. L’après-midi, une autre rencontre, bien différente, nous attendait. Un ami de Rémi, Amir, est venu nous parler. Il s’est présenté : il vit à Tel Aviv, il est athée, il n’a pas fait son service militaire… Il avait refusé de le faire et ne le regrette pas. Il a mentionné ses amis traumatisés par leur expérience liée à cette période de leur vie. Amir nous a posé des questions sur Ramallah car il n’y est jamais allé. Étant citoyen israélien il n’en a pas le droit. D’ailleurs, il a avoué qu’une fois il était allé à Bethléem et ne s’était pas senti à l’aise. Il a gardé la conscience d’appartenir aux pays occupant ces territoires. Le discours d’Amir était pessimiste. D’après lui, la situation politique ne s’améliore pas depuis des années, en plus des difficultés économiques qui s’y sont ajoutées.

Après le diner, Anne-Marie, qui part demain pour pouvoir assister au mariage de ses amis, nous a invités à un petit pot d’adieu. Elle a offert à chacun un marque-page avec le mot « paix » en différentes langues. Elle a mis un petit mot sur chaque pièce. On a tiré au sort nos marque-pages et j’ai du mal à parler du hasard ! Ce que nous avons choisi était assez bien approprié à chacun. J’ai eu la citation de saint François d’Assise : « Là où est la haine, que je mette l’amour, là où est la discorde, que je mette l’union… ». Anne-Marie ! Tu nous manques déjà ! A très bientôt ! (Ewelina)

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