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Mardi 24 juillet : Cultiver le dialogue

publié le 26 juil. 2012 à 08:32 par Réseau Barnabé   [ mis à jour le·3 août 2012 à 23:56 par JF CANTENEUR ]

De belles rencontres… voilà comment résumer cette journée en trois mots. Nous avons commencé le matin avec une immersion dans le monde juif grâce à Enoch, jeune israélien de 31 ans très impliqué dans les relations entre juifs et chrétiens et habité par la volonté de créer un pont entre les deux communautés. Nous avons pu appréhender au fil de notre échange la société israélienne, ses complexités, ses défis. Nous retiendrons de son intervention son optimisme sur le conflit israélo-palestinien. Comme il l’a très justement relevé « les gens ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas. » L’un des plus gros défis de la société israélienne est de rassembler et de créer un dialogue entre les différents groupes qui la composent. Nous partageons l’espoir et l’optimisme de notre interlocuteur bien que la route à parcourir reste longue. Ensuite, nous nous sommes rendus dans le quartier juif de Jérusalem qui contraste avec le quartier musulman. Les rues y sont plus espacées et plus lumineuses puisqu’en effet ce quartier est composé d’habitations datant des années 70. Le calme ambiant s’oppose à l’agitation du souk des autres quartiers. La seconde rencontre marquante de la journée fut celle du père jésuite David Neuhaus… Quel personnage ! Quel parcours ! Nous avons bu les paroles de ce prêtre polyglotte né juif en Afrique du Sud et baptisé seulement à l’âge de 26 ans. L’originalité de sa vie reflète l’originalité de la communauté religieuse dont il a la charge. En effet, celle-ci est de rite latin mais en langue hébraïque. Son rôle est central pour les enfants d’immigrés catholiques installés en Israël (Philippins, Russes, Indiens, Erythréens…) et qui sont nés en Terre Sainte. Il croit fermement que les chrétiens ont un rôle à jouer entre les Israéliens et Palestiniens, notamment à travers l’apprentissage du pardon. Bien sûr que nos amis connaissent la justice et la paix mais il semblerait qu’ils ignorent le pardon tel que Jésus nous l’a enseigné en donnant sa vie jusqu’au bout.  Notre rôle est d’aimer comme le Christ. Nous devons faire preuve de compassion, nous pouvons prendre parti mais le faire en tant qu’artisan de paix, en ne blessant personne, avec d'infinies précautions dans notre discours. L’État d’Israël a le droit d’exister mais il doit aussi reconnaître la grande souffrance des Palestiniens... Comme nous l’avait dit le père Olivier à Abu Gosh : « Refuser de mettre de l’huile sur le feu, mais en mettre dans les rouages. » (Virginie et Stéphane)

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