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Lundi 23 juillet : Dieu dans le murmure d'une brise légère

publié le 26 juil. 2012 à 08:31 par Réseau Barnabé   [ mis à jour le·3 août 2012 à 23:55 par JF CANTENEUR ]

Aujourd'hui, nous sommes à Yad Vashem, mémorial de la Shoah. Seigneur, j'ai mal au coeur ! Je me pose des questions sur l'homme, sur les gens autour de moi et sur moi-même. Comment l'homme peut-il en arriver à de telles atrocités ? Comment être membre de cette humanité ? Pourquoi parler de la Shoah aujourd'hui m'a plus touché que les autres jours ? Ces images de familles brisées, de personnes extrêmement amaigries, de morts, toute cette détresse... je les avais déjà vues. Ces vêtements d'enfants, ces chaussures ayant appartenu à tous ces gens morts par la folie humaine, je les connaissais. Mais après douze jours passés en Terre Sainte, de nombreuses rencontres, les descendants de survivants de la Shoah que je croise tous les jours, je peux aujourd'hui associer des visages qui me sont proches à ces fameuses chaussures. Shlomo, notre guide, lui-même descendant de survivants, nous présente ces marques de son histoire avec tellement de dignité et de force ! Je sens que c'est un homme heureux car, comme il le dit lui-même : « La plus grande vengeance sur la mort, c'est de donner la vie ! ». Seigneur Jésus, toi qui a souffert par la faute des hommes et qui a su pardonner, guide moi à ta suite car Toi seul est la vie ! (Maeva)

Laissez-moi vous parler des petits moments, des petites phrases que je garderai en mémoire. L'extérieur du mémorial m'a fait réaliser la capacité qu'ont les Juifs à se remettre en question pour toujours avancer. Les monuments de l'Allée des Justes jusqu'à la Vallée des Communautés ont été longuement pensés, repensés, avant de voir le jour. Quant à l'intérieur du Musée historique, c'est un long tunnel sombre où chaque tournant est un nouvel évènement, une nouvelle étape historique à partir de 1933. Shlomo, notre guide, nous parle d'ailleurs de « stations » qui évoquent un Chemin de Croix à la chrétienne que je suis. Heureusement, ce parcours dans l'obscurité aboutit à la lumière, mais je retiendrai surtout le vent frais que j'ai senti en franchissant la sortie et qui m'a rappelé la rencontre d'Élie avec Dieu, non pas dans le tremblement de terre ni dans l'ouragan mais dans le murmure d'une brise légère. Oui, même si cela paraît impossible, incroyable, Dieu est là, toujours à nos côtés, même dans les pires horreurs qu'à pu connaître l'humanité. (Anne)

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